Rapport de consultation de la société civile sur l’avenir du Québec
Les OUI Québec sont un mouvement non-partisan dont la mission est de rassembler le plus grand nombre de personnes qui croient en l'indépendance du Québec et qui sont prêtes à préparer collectivement le terrain pour sa réalisation. Nous nous adressons donc à la société civile. La société civile désigne l’ensemble des personnes, groupes, organismes, mouvements et institutions qui participent à la vie collective en dehors de l’État et des partis politiques.
Depuis le début de l’année 2026, les OUI Québec ont mis sur pied un projet de consultations de la société civile. Ce projet s’est décliné en plusieurs étapes, passant de l’analyse des mémoires de consultations pré-budgétaires disponibles publiquement à des rencontres en personne avec plus de 50 personnes représentantes d’organisations choisies volontairement.
Ce rapport ne vise pas à formuler des recommandations électorales, ni même à formuler des demandes. Nous ne portons pas de jugement de valeur sur ce que nous avons entendu : nous rapportons l'information. Nous sommes ici pour vous remettre un travail d'écoute inédit, multisectoriel et tourné vers l'avenir à long terme du Québec.
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Ce que nous avons entendu lors de cette tournée :
77% des groupes consultés ont soif d’un grand projet de société
Les membres des organisations de la société civile consultés se sentent dépossédés de leur avenir, trop souvent réduite au rôle de sous-traitante de l'État. Face à l'instabilité des grandes puissances mondiales, elles veulent un Québec agile, distinct, capable de proposer et de mettre en œuvre son propre modèle. Ils souhaitent une nouvelle Révolution tranquille, des chantiers collectifs pour travailler sur quelque chose de grand et qui sera construit ensemble. Et malgré le cynisme ambiant, ils ont une conviction profonde : on est capable de faire de grandes choses au Québec.
71% des groupes consultés ressentent une perte de pouvoir citoyen
Nombreux ont le sentiment d'avoir perdu le contrôle sur le quotidien lui-même. Ils décrivent une réalité où les décisions qui devraient se prendre localement sont captées par des structures gouvernementales éloignées, lentes et sourdes. À cet égard, le palier municipal est perçu comme une source d'espoir : proche, concret, à l'écoute. Les gens veulent appartenir à un nous plutôt qu'à un soi, et ils cherchent des lieux où se croiser, se fréquenter, agir ensemble.
64% des groupes ressentent un recul en matière de vivre ensemble
Un autre constat a traversé l'ensemble des consultations avec force : la polarisation. Les groupes que nous avons rencontrés nous ont parlé d'un effritement du vivre ensemble, d'une impression que le Québec a reculé dans sa capacité à accueillir et à intégrer. Plusieurs ont exprimé une nostalgie de cette aptitude à l'accueil qui nous définissait, et un désir profond de réconcilier notre affirmation culturelle avec l'ouverture à ceux et celles qui choisissent de construire leur avenir ici.