ORGANISATIONS UNIES POUR L'INDÉPENDANCE

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Hommage à M. Bernard Landry

 

Les Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec) souhaitent aujourd’hui rendre un dernier hommage à ce grand patriote québécois et militant indépendantiste d’exception qu’a été, tout au long de son riche parcours, M. Bernard Landry.

 

Depuis le premier gouvernement Lévesque jusqu’au poste de premier ministre du Québec auquel il accède en 2001, M. Landry a successivement occupé de nombreuses fonctions ministérielles de premier plan qui lui auront permis de servir son peuple et de lui donner tous les outils nécessaires à son émancipation ainsi qu’à sa prospérité.

 

Économiste chevronné et reconnu dans tous les milieux, il a su, au cours de toutes ses années de service public, combiner développement économique et progrès sociaux. En effet, Bernard Landry a été l'un des architectes du développement économique du Québec d'aujourd'hui et ce, d'une multitude de façons. Que ce soit par la mise en place de politiques favorisant l'innovation technologique et la création d'emplois – pensons au Virage technologique et au programme OSE (Opération Solidarité Économique) pour stimuler l'emploi dans les années 80, ainsi qu’aux crédits d'impôts aux entreprises dans les multimédias à la fin des années 90 à l'origine du développement exponentiel de la désormais florissante industrie des jeux vidéo au Québec – M. Landry aura donné un élan sans précédent aux secteurs les plus innovants de notre économie. 

 

Comme ministre des Finances au sein du gouvernement Bouchard, M. Landry aura favorisé l’adoption de plusieurs mesures sociales progressistes, telles la mise en place du réseau des CPE et la politique des places à bas tarif, l’instauration de congés parentaux sans équivalent au Canada, l'assurance-médicaments, l'équité salariale, la mise sur pied du Chantier de l'économie sociale, l'adoption d'une loi de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, pour ne nommer que celles-là. 

 

Sur la scène internationale, M. Landry aura été, envers et contre tous, un ardent défenseur du libre-échange, convaincu que le Québec disposait de tous les atouts économiques nécessaires pour exporter vers d'autres pays. Si nous retenons sa grande ouverture envers les différentes nations du monde, retenons particulièrement son approche diplomatique envers les Nations autochtones du Québec, au premier chef la nation crie, avec laquelle il a conclu, dans un rapport de nation à nation, la Paix des Braves au début des années 2000. Cette entente est aujourd’hui citée aux Nations unies comme traité exemplaire en matière de rapports avec les Peuples autochtones.

 

Après son départ comme chef du Parti québécois en 2005, M. Landry se consacre désormais à ce qu’il considérait, à juste titre, comme la plus noble des fonctions : l’enseignement, tant au Québec qu’à l’international. Mais ce que nous retenons le plus de son enseignement, c’est cette conviction inébranlable que le Québec dispose de tous les moyens nécessaires pour exister à part entière en tant que pays indépendant et ce, au-delà des frontières partisanes.

 

S’il est vrai que M. Landry était un militant indéfectible du Parti québécois, il était toujours, d’abord et avant tout, un amoureux de la Patrie militant sans réserve pour l’indépendance du Québec. « La Patrie avant les partis », martelait-il à toutes les occasions. C’est une devise qui continue de guider notre action aux OUI Québec, dont M. Landry fut un allié de la première heure lors du rassemblement destiNation en 2014, qui aura marqué la transformation du Conseil de la souveraineté en Organisations unies pour l’indépendance.

 

Sur une note plus personnelle, l’image la plus prégnante qui me restera de Bernard Landry est celle d’un homme de passions et de convictions, qui rêvait d’un pays pour le peuple québécois et qui savait que c’était avec chacune et chacun d’entre nous qu’il fallait le bâtir.

 

Voilà qui explique l’extraordinaire fibre militante qui animait ce grand démocrate et qui l’a amené, jusqu’à son dernier souffle, à ne jamais refuser une invitation de la société civile pour rallier, débattre, convaincre et encourager les militant-e-s. En soi, il était un véritable antidote face à la partisannerie, à la morosité et au cynisme politique ambiants.

 

C’est son plus bel héritage. À nous maintenant de porter fièrement cet insatiable goût du pays, de lui donner tout son sens dans le Québec d’aujourd’hui et de le faire enfin advenir. Ce sera M. Landry, notre façon à nous de vous rendre hommage et de vous dire merci !

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